Guyane : la terre crie… Les pauvres crient.

Entre orpailleurs clandestins et compagnies minières industrielles, Monseigneur Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne, ne choisit pas. Il invite à écouter le « cri de douleur » de la terre surexploitée, le cri des pauvres, pour changer notre style de vie, aujourd’hui.

Guyane. Fromager-saul

Monseigneur Emmanuel Lafont est l’évêque d’un diocèse français situé à 7000 kilomètres de Paris, et qui compte 250 000 habitants. Il vient de publier le 28 mai une lettre pastorale sur la protection de la création en Guyane. Une lettre « écologique », au confluent de Laudato si et du « synode pour l’Amazonie » qui aura lieu en 2019. La Guyane, le plus grand département français, est en effet à 90% recouverte par la forêt amazonienne.

Lettre écologique, mais d’une écologie intégrale, en vue d’un développement humain intégral, dans laquelle Mgr Lafont prend position contre le projet « Montagne d’or » : un projet de mine d’or industriel, à ciel ouvert, dont les principaux actionnaires sont des société russe et canadienne, et qui se présente comme créateur d’emplois et respectueux de l’environnement, mais qui suscite des préoccupations en raison des risques de déforestation et de l’utilisation importante de cyanure.

Mgr Lafont appelle à la réflexion sur la surexploitation de la forêt amazonienne, sur « les dangers que court notre planète », et sur les risques d’une trop grande foi en la croissance illimitée. Il nous invite tous à « changer de style de vie », en faveur d’un développement humain intégral.

Lettre pastorale sur la protection de la création en Guyane

Annie Josse
juin 2018