Maximum illud. Aux sources d’une nouvelle ère missionnaire

2020.10.14_Maximum-Illud. Maximum illud, aux sources d'une nouvelle ère missionnaire.Partager des « bonnes nouvelles » est souvent une grande joie pour la personne qui en a la charge. Je suis heureux de vous annoncer la parution des actes des colloques de Paris, Marseille et Lyon, organisés sur Maximum illud à l’occasion du mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019.

En 1919, le pape Benoît XV publie une lettre apostolique, Maximum illud, sur l’activité missionnaire dans le monde. Le pape y rappelle l’importance de la formation des missionnaires et du clergé autochtone. Il les invite à la sainteté, en insistant sur l’effort à consentir pour connaître les langues et les cultures des régions évangélisées. Prédication et gratuité des aides apportées aux populations doivent être bien articulées. Ces exigences ne s’imposent-elles pas toujours aujourd’hui ? Sans aucun doute.

L’implication des congrégations féminines, dans l’éducation et les soins médicaux, est vivement encouragée. Benoît XV sollicite l’aide des chrétiens pour les Œuvres missionnaires. Il évoque d’illustres missionnaires comme saint François Xavier et Bartolomé de Las Casas ; il dénonce, surtout, toutes formes de collusion entre mission et intérêts nationaux. Maximum illud consacre une nouvelle manière d’évangéliser et une missiologie que le concile Vatican II précisera, notamment dans le document Ad gentes. Mais ce document est-il connu ? C’est l’occasion de le découvrir à travers les actes de ces colloques.

En choisissant le mois d’octobre 2019 comme Mois missionnaire extraordinaire pour célébrer le centenaire de Maximum illud, le pape François remet l’accent sur l’engagement et la formation missionnaires, en lien avec le baptême. L’ouvrage rassemble les principaux textes des colloques organisés à Paris, à Marseille et à Lyon. Les réflexions historiques et théologiques proposées ouvrent des perspectives missionnaires pour nos Églises au XXIe siècle et méritent toute l’attention du lecteur. En effet, depuis Ad gentes, il ne faut plus oublier que l’Église, de sa nature, est missionnaire (AG, n°2), ce que Paul VI a redit en 1975 à sa manière, dans Evangelii nuntiandi (n°14), en affirmant que l’Église existe pour évangéliser. Qui percevra l’importance des conseils de Benoit XV que le pape François nous invite à écouter ? Que les actes de ces colloques nous encouragent à mieux entendre l’appel des papes.

Pierre Diarra,
OPM, Œuvres pontificales missionnaires

"Maximum illud. Aux sources d'une nouvelle ère missionnaire" , collection Cerf Patrimoines, 316 page, avril 2020, 24,00€