Session Welcome novembre 2019 : les textes

Une session Welcome destinée aux prêtres diocésains venus d’ailleurs (fidei donum) en mission pastorale en France s’est tenue du lundi 18 au vendredi 22 novembre à Chevilly-Larue et a réuni 31 prêtres. Ils viennent de 13 pays différents : Argentine (1), Bénin (5), Burkina Faso (3), Cameroun (1), Congo-Brazza (5), RDC (4), Côte d’Ivoire (5), Haïti (1), Madagascar (2), Mali (1), Sénégal (2), Vietnam (1). La durée médiane depuis l’ordination est de 10 ans (la moitié a été ordonnée depuis 10 ans ou plus). Le plus récent ordonné l’a été il y a 1 ans, le plus ancien il y a 29 ans.

Cette session se tenait en parallèle avec une session Bienvenue dont on pourra lire le compte-rendu.

Welcome novembre 2019. Les participants à la session Welcome, à Chevilly-Larue, en novembre 2019.

Les participants à la session Welcome, à Chevilly-Larue, en novembre 2019.

Programme de la session

Avant de venir, on avait demandé aux participants d’exprimer leurs attentes à l’égard de la session.

Le lundi après-midi a été consacré à une présentation des participants et des organisateurs. Mgr Lagleize, évêque de Metz, qui accompagne les prêtres venus d’autres pays pour le compte de la Commission épiscopale de la Mission universelle, a terminé ce tour de table par des considérations sur la place des prêtres venus d’ailleurs dans le dispositif pastoral de l’Église de France.

Le mardi, avant d’échanger avec le groupe, Pierre Diarra a introduit le sujet du choc culturel, de l’adaptation en France à une société et à une Église différentes de celles des pays d’origine.

Le défi de l’interculturel

Après une matinée théorique indispensable sur le choc culturel, Marcela Villalobos Cid, membre du service national de la Pastorale des Migrants, a témoigné de son parcours, avec les difficultés et les richesses qu’elle a vécues. Elle s’est employée à encourager les participants à la session à vivre positivement le « choc culturel » … (Texte à venir).

Le mercredi matin, le P. Laurent de Villeroché, membre du service national de la pastorale liturgique et sacramentelle, a présenté les fondements de la liturgie en insistant sur le discernement pastoral pour sa mise en œuvre. Et pour ce discernement, il y a la lecture fine et respectueuses des dispositions mises en place par l’Église Romaine et une nécessaire interprétation pour le service et la croissance spirituelle des personnes. Laurent s’est attaché à donner quelques éléments importants de l’histoire de la pastorale sacramentelle dans le monde occidental et particulièrement français au cours de ces quelques dernières décennies.

Retour sur l’itinéraire vécu par les prêtres aînés

Le mercredi après-midi, les deux groupes se retrouvaient pour l’intervention du P. Grégoire Catta, directeur du Service national Famille et société, qui nous a présenté les différents pôles du Service, en nous montrant comment celui-ci rejoint les lieux où l’Église est en conversation avec le monde. Il a évoqué avec nous : Santé-justice, Familles et mise en œuvre d’Amoris Laetitia, Société et questions européennes, Pastorale du tourisme et des loisirs comme lieu de périphérie et lieu où se jouent les relations Église-État, la Commission Justice et Paix et la question de l’écologie.

Le jeudi matin, Alice Bernard du bureau des Cultes au Ministère de l’Intérieur est venue parler de la définition légale de la laïcité en France ainsi que de ses interprétations populaires ou idéologiques.
Pour approfondir la question de la laïcité, on se reportera aux textes de Robert Poinard, enseignant de droit canonique à l’Université catholique de Lyon. Sur le sujet de la laïcité, on pourra lire un petit ouvrage qui fait autorité : Jean-Louis Bianco, La France est-elle laïque ? Ed. de l’Atelier, 2016, 72 p. 8 €. Un avis autorisé : Jean-Louis Bianco est le président de l’Observatoire de la laïcité depuis 2013. Il a été ministre des affaires sociales.

Le jeudi après-midi, Mgr Santier, évêque du diocèse de Créteil (le diocèse qui nous accueille à Chevilly-Larue), a présenté aux participants les points forts de la pastorale de son diocèse. Le temps d’échanges qui a suivi a surtout porté sur ce qui a fait le nœud de la prise de parole de Mgr Santier à savoir le souci de l’évêque de faire communion, non seulement entre les catholiques, mais aussi avec les croyants d’autres religions. Souci de collaboration avec les autorités civiles et tous les citoyens. Il a bien insisté sur le fait qu’un nombre important de migrants sont présents dans le diocèse et son souci qu’ils ne se renferment pas sur leur culture d’origine et leur manière de célébrer, tout en reconnaissant le droit légitime de se retrouver entre eux de temps à autre.

Le vendredi, le P. Carlos Caetano, directeur du service national de la Mission universelle et de la Pastorale des migrants et des personnes itinérantes, a eu une intervention vigoureuse sur le caractère nomade de la foi. Le croyant est un perpétuel migrant et la foi chrétienne ne se nourrit de ce nomadisme. Cela va jusqu’au chemin intérieur de la migration que l’on retrouve dans tous les appels bibliques à la conversion.  Dieu lui-même s’est fait migrant en prenant la condition humaine en Jésus-Christ. …

Une messe d’envoi a réuni pour une dernière fois les participants à la chapelle du centre d’accueil spiritain de Chevilly-Larue.

Lire la synthèse des évaluations de la session.

Maria Mesquita Castro
Service national de la Mission universelle
décembre 2019