Session Bienvenue 2019 : les contributions

La session Bienvenue, adressée à des personnes rentrant d’un long temps de mission à l’étranger, s’est tenue du 18 au 22 novembre 2019 à Chevilly-Larue, dans la banlieue parisienne, au centre d’accueil des Spiritains, pourvue d’un très beau parc. Elle a rassemblé 15 personnes, religieuses, religieux et un prêtre diocésain, rentrant d’Argentine, du Brésil, d’Équateur, du Honduras, de Colombie, d’Haïti, du Burkina-Faso, de la République démocratique du Congo, du Cameroun et du Tchad. Une belle diversité, complétée par les 30 participants à la session Welcome, qui avait lieu en même temps pour les prêtres arrivant en mission pastorale en France, et avec lesquels nous avons partagé la prière, la table, et quelques interventions communes.

2019_Session-Bienvenue_Participants. Les participants à la session Bienvenue, novembre 2019, Chevilly-Larue

Les participants à la session Bienvenue, novembre 2019, Chevilly-Larue

Programme

Le premier rendez-vous était le déjeuner du lundi 18, qui proposait des moules au menu, choix audacieux pour certains des Welcome tout juste arrivés en France ! un bon moment pour faire connaissance et commencer à échanger. L’après-midi était consacrée aux présentations, par pays d’origine et de mission, par diocèse d’accueil en France, par années de ministère, de mission, puis la présentation des accompagnateurs de chacun des deux groupes et des programmes de chaque session. Tout ceci en présence de Mgr Lagleize, évêque de Metz, qui accompagne la cellule accueil.

Suivait un temps séparé, où nous avons pu commencer à partager entre « revenants » sur la mission vécue, en nous disant les fonctions exercées, ce qu’il y avait de missionnaire dans ces fonctions, et en dégageant les conditions d’une présence missionnaire. Un partage qui a continué après le repas du soir et les jours suivants.

Le mardi 19 était centré sur l’expérience d’avoir quitté son pays et d’y revenir, avec les chocs culturels que cela peut impliquer, dans les deux sens. Un temps d’exposé par Annie Josse, du Service national de la Mission universelle, suivi d’un temps de réflexion personnelle guidée, dans l’action de grâces pour tout le vécu.

Partir … Revenir

Je connais des bateaux _ Mannick

Partir & Revenir

« Quelles sont les graines de sagesse que je pense avoir récoltées durant mes années de mission ? Qu’est-ce que je considère comme des « prolongements de mon corps » dans l’expérience passée ? 

Quels sont les trois mots qui pourraient caractériser ces années passées en mission ? », mots que les participants étaient invités à écrire sur des post-it.  Celui qui revient le plus souvent est : Merci, avec dialogue, accueil, rencontre, opportunité, providence, pardon, s’il te plaît, admiration, partage, force du et des petits, joie, humilité, découvrir, comprendre, continuer, vie, fraternité, abandon, prière, simplicité, patience, aimer, regarder et voir, entendre et écouter, prévoir et m’adapter, me laisser déranger, présence, Vie plus forte que la mort et le mal, les pauvres m’ont évangélisé.

L’après-midi, avec la même structure, s’intéressait davantage à la question de retrouver une place lorsque l’on rentre (plus de 50 ans après pour certains).

Place au retour

Écouter le chant « Comme lui »

 

La réflexion personnelle se basait sur trois questions :
– À quoi est-ce que je me sens appelé.e dans cette étape de ma vie ?
– De quoi ai-je à être témoin ?
– Quels sont les trois mots qui pourraient caractériser ce nouveau moment de ma vie ?
À nouveau les mots étaient affichés sur des post-it : écouter, dialoguer, continuer à témoigner de l’amour de Dieu là où je serai envoyé, présence discrète qui donne vie, disponibilité, accueillir, formuler les convictions, témoin de l’amour de Dieu, confiance, patience, espérance, abandon, dépouillement, service, migrants, prière, humilité, joie, proximité de tous les souffrants, foi en l’amour de Dieu, découvrir ma nouvelle terre, m’enraciner, découvrir et accueillir le linge que Jésus m’invite à prendre, recherche, incertitude, partage, relation, apprentissage, ouverture, aider à comprendre et accueillir les différences comme des complémentarités, des richesses, accueillir la religiosité populaire, être témoin de l’importance d’être dans le présent, l’aujourd’hui de ce qui se vit.

Après avoir vécu la journée chacun de son côté, les deux groupes se sont comme chaque jour retrouvés pour l’Eucharistie, et après le dîner un film « interculturel », Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu. Éclats de rire et bonne humeur étaient au rendez-vous.

Le mercredi 20 et le jeudi 21 nous aidaient à « comprendre la France que nous retrouvons ».

Le mercredi matin avec Oranne de Mautort, du Service national Famille et société, nous avons pris le temps de nous interroger sur les familles. Un temps en binômes nous a permis de partager nos premières impressions sur les familles d’aujourd’hui en France, puis Oranne nous a livré un récit de vie, nous permettant avec « Sonia et Marc » de dresser le tableau des familles actuelles.

Dans un deuxième temps de la matinée, nous avons parcouru quelques grandes questions d’Amoris Laetitia, qui invite à sortir d’une vision idéale des familles. Oranne nous disait que le fait de reconnaître que la vie de famille peut être difficile permet de mieux l’accompagner. (Texte de l’intervention à venir)

Le mercredi après-midi, les deux groupes se retrouvaient pour l’intervention du P. Grégoire Catta, directeur du Service national Famille et société, qui nous a présenté les différents pôles du Service, en nous montrant comment celui-ci rejoint les lieux où l’Église est en conversation avec le monde. Il a évoqué avec nous : Santé-justice, Familles et mise en œuvre d’Amoris Laetitia, Société et questions européennes, Pastorale du tourisme et des loisirs comme lieu de périphérie et lieu où se jouent les relations Église-État, la Commission Justice et Paix et la question de l’écologie.

La soirée a été de nouveau consacrée à un film, Un homme de parole, de Wim Wenders, documentaire sur le pape François.

Le jeudi, nous avons abordé le matin la question des jeunes, avec Charles Callens, du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations. Charles est parti d’un état des lieux des jeunes français d’aujourd’hui établi à l’occasion du synode de 2018 sur les jeunes, grâce au questionnaire rempli par divers groupes et individuels. Les 11 millions de jeunes entre 16 et 30 ans représentent 16% de la population, et 1 sur 2 déclare avoir une religion, dont 40% se disent catholiques.

Les jeunes, la foi et le discernement des vocations

L’après-midi, nous étions à nouveau rassemblés les deux groupes, pour l’intervention de Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, qui présentait les points forts de la pastorale de son diocèse multiculturel.

Le vendredi 22, après un temps consacré à l’évaluation personnelle, le P. Carlos Caetano, directeur du Service national de la Mission universelle et du Service national de la Pastorale des migrants et des personnes itinérantes, intervenait pour les deux groupes.

Synthèse des évaluations de la session faites par les participants.

 

Annie Josse
Service national de la Mission universelle
Décembre 2019