Université d’été 2019 : Le cri de la Terre est aussi le cri des pauvres !

Une université d’été est un plaisant cocktail de culture, de formation, d’échange d’expérience, de vacances, de spiritualité et parfois de gastronomie. Son édition 2019 se tiendra …

Université d’été 2019 : Le cri de la Terre est aussi le cri des pauvres. Annecy et son lac

Annecy et son lac.

Dépliant Université d’été 2019

Lieu : L’Université d’été de 2019 se tiendra à Annecy du 19 au 23 août 2019.

Public : Cette université d’été est maintenant traditionnelle. Elle regroupe des membres des équipes diocésaines de la mission universelle. Cela leur permet, durant des temps formels ou informels, d’échanger sur leurs initiatives, sur leurs bonnes pratiques, leurs difficultés et leurs réussites ! L’université d’été est en particulier un bon moyen pour les nouveaux délégués diocésains à la MU de s’initier à leur tâche nouvelle, un moyen d’entrer en contact avec d’autres DDMU…
Et cette université d’été est aussi ouverte à tous ceux que le sujet intéresse. En général, elle regroupe cinquante personnes. Qui viennent de toute la France, mais plus particulièrement de la région où elle se tient. En 2019, ce sera en Rhône-Alpes, à Annecy. Nous serons accueillis à la maison du diocèse.
L’université d’été commence le lundi à 12h (par le repas) et se termine le vendredi à 14h.

Le thème est le suivant : Le cri des pauvres et le cri de la planète ne forment qu’un seul et même cri !

Sur les 7 milliards d’habitants de notre planète, près d’un milliard vivent dans la misère. Près d’un milliard vivent en bidonvilles, près d’un milliard sont sous alimentés ou ne disposent pas d’eau potable… ce sont les constats de la Banque mondiale qui n’est pas une agence caritative !
En France, près de 14% de la population vit sous le seuil de pauvreté, le seuil officiel des pouvoirs publics. Les rapports du Secours catholique et d’autres ONG interpellent notre société riche. Pauvreté monétaire, pauvreté relationnelle, pauvreté culturelle… La crise des Gilets jaunes a montré que l’inquiétude de « tomber dans la pauvreté » étreignait de nombreuses personnes des classes moyennes. Mais qu’en disent les personnes en situation de pauvreté elles-mêmes ?
Notre modèle économique et politique va droit dans le mur, disent de nombreux observateurs. Le réchauffement climatique en est l’illustration la plus aigüe et la plus emblématique. Qui peut se saisir d’un tel problème ? Qui dispose de la solution ? Pas même l’homme politique le plus puissant de la terre, le président des USA. D’autant moins qu’il est lui-même plutôt climatosceptique. La solution ne viendra que d’un accord entre l’ensemble des puissances de la planète qui feront prévaloir les intérêts à long terme (la fin du siècle, la vie de nos petits-enfants) sur des considérations électoralistes à court terme. Comment obtenir cet accord entre nos États si divers aux intérêts opposés ?

Trouvera-t-on une solution technique à ces problèmes ? Une solution que l’on pourrait imposer à des opinions publiques récalcitrantes ? Pourrait-on résoudre la question de la pauvreté sans y associer les pauvres eux-mêmes ? En fait, nous le pressentons : les pauvres sont les meilleurs experts de la lutte contre la pauvreté. On ne réussira aucune transition sans la participation active des personnes concernées. Il y a un énorme désir de participation, de démocratie au sein des populations elles-mêmes !
Le cri qui monte de notre humanité est un triple cri : le cri des pauvres, le cri de la planète, le cri de la démocratie. L’humanité n’a plus le choix. C’est ce que nous dit aussi, avec ses mots à lui, le pape François, en particulier dans l’encyclique Laudato Si.
Les religions, les spiritualités, en particulier notre Eglise catholique, ont-elles quelque chose à nous dire sur ces sujets ? Sont-elles des ressources pour nous aider à trouver des solutions ? Nous incitent-elles à modifier les politiques publiques qui traitent de ces défis ? Nous incitent-elles à modifier nos modes de vie, personnels ? La frugalité est-elle ce modèle que nous cherchons à tâtons ? Une frugalité choisie, et heureuse, est-elle possible, et réalisable ? Y a-t-il un lien entre les politiques publiques et nos engagements concernant notre vie personnelle ? Laudato Si a-t-elle ouvert des voies pour les chrétiens ? Si oui, lesquelles ?

Vous vous posez encore d’autres questions. Venez en débattre avec nous lors de l’Université d’été du SNMUE.

Hébergement : Maison du diocèse

Prix : 310 Euros. Cela comporte l’hébergement, les repas et les frais de session. Le prix du transport entre la ville d’origine et Annecy est à la charge du participant.

Programme

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On lira avec profit les comptes-rendus des universités 2017 ou 2018.

Maria Mesquita Castro
Avril 2019