Annuaire des Communautés catholiques francophones dans le monde

Le nombre de Français qui vivent à l’étranger est mal connu, on l’estime à environ 2 millions de personnes (tous ne s’enregistrent pas dans un consulat !). Ce nombre va croissant, car la France est devenu un pays d’émigration, même si l’opinion publique et les médias ne prêtent aucune attention à ce phénomène, assez nouveau à l’échelle historique.
La moitié de ces Français vivent dans les pays voisins : Grande Bretagne, Belgique, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne. Et l’autre moitié vit dans des pays plus lointains ou plus exotiques. Amérique du nord : les Etats-Unis attirent toujours, le Canada reste un pays d’immigration, y compris pour des Français. D’autres vivent dans les pays économiquement dynamiques d’Asie ou du Golfe… L’Afrique sub-saharienne et le Maghreb sont des destinations plus classiques. Il faut aussi tenir compte des couples mixtes, qui deviennent plus nombreux.

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L’idée que les Français qui vivent à l’étranger sont des privilégiés est une idée reçue ancienne, de plus en plus fausse. On trouve des Français du haut en bas de l’échelle sociale, et c’est encore plus vrai des francophones qui sont plus souvent dans le bas de la pyramide que dans le haut. Surtout s’ils sont étudiants, à plus forte raison s’ils sont migrants sans papier.

Au service de ces Français et francophones, on trouve un réseau de Communautés catholiques francophones dans le monde, réseau qui s’organise : les CCFM. Ce ne sont quasiment jamais des paroisses, mais des communautés accueillies dans l’une des églises de la ville. Ce sont des communautés de migrants qui font intégralement partie de l’Eglise locale, c’est-à-dire du diocèse du pays. Ce qui est la règle générale dans l’Eglise : les migrants font partie de l’Eglise du pays d’accueil, car il n’y a pas d’étrangers dans l’Eglise. Ces communautés sont dites francophones, car elles n’attirent pas que des Français, mais beaucoup de francophones. Dans certaines villes, les Africains francophones sont aujourd’hui plus nombreux que les Français du lieu.

Ces communautés catholiques francophones sont au nombre d’au moins 130 réparties autour du globe. Avec une très grande diversité interne, on peut l’imaginer. Pour entrer en contact avec une communauté francophone, la plupart des gens commencent par regarder sur internet l’horaire des messes (en français) dans le pays ou la ville en question. La porte d’entrée est donc souvent le site internet des CCFM  

Ensuite, on vient pour faire catéchiser ses enfants en français. Le lien avec le lycée français du pays est souvent important. Liturgie et catéchèse sont ainsi les piliers des CCFM. Parfois, on trouve une troupe scoute, une équipe Notre-Dame, MCC ou EDC, etc…

Un service à Paris au sein de la CEF (et du SNMUE) facilite les liens entre ces CCFM : il gère le site internet, il diffuse une lettre d’information, il offre ses services surtout pour la catéchèse des enfants et jeunes, il facilite l’exercice de la liturgie en français, y compris les baptêmes et mariages, etc…. il organise chaque année des journées pastorales des CCFM où se retrouvent des délégués des diverses CCFM sur un sujet d’ordre pastoral d’actualité. Lire le compte rendu des dernières journées pastorales de Londres en septembre 2017.  

L’annuaire 2017 des CCFM permet de mieux connaitre ces communautés. Même si les renseignements horaires sont plus à jour sur le site internet, évidemment !

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Voilà un visage inhabituel de la mondialisation de l’Eglise catholique : le réseau des communautés catholiques francophones ! Au croisement de la globalisation des migrations francophones et de l’universalité de l’Eglise !

Antoine Sondag
Mars 2018