Une équipe diocésaine de la Mission universelle, à Perpignan.

Pour préparer l’université d’été de la Mission universelle qui se tiendra en août 2017 à Perpignan, Antoine Sondag s’est rendu sur place ces lundi-mardi 27-28 mars et a travaillé avec l’équipe diocésaine MU. Voici une brève présentation de cette équipe diocésaine.

Cette équipe est composée de 10 à 12 membres qui se réunissent une fois par mois pour une durée d’environ deux heures. Plus exceptionnellement, la réunion dure une journée entière. Parfois, il s’agit d’une récollection. Dans ce cas, il arrive qu’on se déplace dans les montagnes proches, qui sont belles et favorisent la méditation, comme ce fut le cas ce mardi 28 mars.

43050858Le diocèse de Perpignan compte 22 communautés de paroisses (ou nouvelles paroisses). La Semaine missionnaire mondiale du mois d’octobre est organisée à tour de rôle dans une paroisse différente chaque année, pour tenter de toucher toutes les composantes du diocèse. Avec plus ou moins de succès, me dit-on !

L’équipe diocésaine participe mais sans responsabilité dans l’organisation d’une fête des peuples, qui permet de visibiliser tous les groupes ethniques, les aumôneries étrangères, les chrétiens de diverses langues dans le diocèse. Cette année, cette fête aura lieu début avril. Ceci est organisé par la pastorale des migrants.

L’équipe de la MU intervient régulièrement dans les aumôneries scolaires. En général, une animation est faite lors de la préparation de la confirmation.

Enfin, l’équipe MU se réunit une fois l’an, pour une journée, autour de l’évêque du lieu, pour une journée de travail, d’évaluation, une messe et un repas.

En juillet et à nouveau en août, l’équipe MU organise une journée pour les prêtres qui viennent en ministère d’été (à chaque fois, cela regroupe de 6 à 8 prêtres). Pour faire connaitre le diocèse aux prêtres venus d’ailleurs, et faire connaitre ces Eglises d’ailleurs aux paroisses d’accueil. Cela comporte toujours un repas. Le lecteur n’ignore pas que le diocèse de Perpignan (Pyrénées orientales) est extrêmement attractif, les paroisses des sites touristiques sont chargées durant l’été, et bénéficient donc d’un appoint pour le clergé.

Le DDMU (et avec lui quelques autres membres de l’équipe diocésaine MU) est membre du comité de jumelage entre le diocèse de Perpignan et le diocèse de Kankan (Guinée-Conakry). Ce jumelage ancien (50 ans) passe par des hauts et des bas, les divers services diocésains à Perpignan sont plus ou moins impliqués dans le jumelage. L’équipe MU doit sans doute assurer une sorte de continuité, pour que le fil ne se perde pas.

L’équipe MU se retrouve aussi autour de Noël pour une fête et un échange de cadeaux.

Il existe une véritable vie d’équipe MU, cela ne se limite pas au « travail » qui a été confié à cette équipe MU. Et cela se manifeste par une grande convivialité entre les membres de l’équipe, par des temps « hors travail » (comme une fête ou une récollection).

Pourquoi ces 12 personnes-là se sont-elles retrouvées membres de l’équipe diocésaine MU ? Quel est le point fort de cette équipe ?

En y regardant de près, on se rend compte que chacune a une expérience d’une Eglise d’ailleurs. Travail à l’étranger, expatriation, temps de volontariat (avec la DCC), religieuse ancienne « missionnaire » en Afrique, et pour une personne : elle est elle-même d’origine étrangère. Ce point commun peu visible à première vue doit sans doute expliquer l’intérêt de ce groupe pour la dimension universelle de l’Eglise.

On constate aussi que les membres de cette équipe MU sont en fait « multicartes » : ils sont tous engagés ailleurs dans l’Eglise. Dans leur paroisse, dans un autre service d’Eglise, dans une association (ACAT)… ou bien ce sont des anciens d’un autre service : des anciens de l’aumônerie, et comme ils disent, « recyclés » dans la MU ! Un défi pour l’équipe : renouveler les membres. Recruter un ou plusieurs membres plus jeunes. On va chercher du côté des volontaires (DCC et autres organismes) qui viennent de rentrer en France.

Antoine Sondag
Mars 2017