Fête des Peuples : une première à Gannat

La Fête des Peuples existe en France depuis plus de trente ans. A l’initiative de la Mission Universelle de l’Eglise, elle a été célébrée à Gannat pour la première fois dimanche 18 octobre 2015. Après l’eucharistie présidée par le père lazariste malgache Blaise Lalarivony, chapelain de la Maison du Missionnaire à Vichy, une réunion festive avait lieu au local paroissial.

Fête des peuples Gannat

Participants de la fête des peuples à Gannat

Le but était de rassembler des personnes arrivées dans la paroisse depuis peu, un an, dix ans ou plus, après avoir grandi dans une autre région ou un autre pays. Un repas partagé, où chaque participant avait amené, si possible, une spécialité du pays d’origine, contribuait à délier les langues et amenait chacun à se présenter.

Les origines des convives se sont révélées fort diverses: Pologne, Argentine, Angleterre, Tunisie, Madagascar, Portugal, Sibérie, Arménie, Cambodge, Caucase, Belgique… Mais aussi Normandie, Lorraine, Bretagne, Jura, Provence, Martinique… Peu de régions du monde manquaient à l’appel. En l’absence d’un jeune couple de Tasmanie, qui s’était excusé, l’Océanie était représentée par André, qui partage son temps entre Chouvigny et Tuamotu, où son fils a trouvé épouse. Certains parcours sont complexes. Elena, née à Buenos Aires d’une mère française et d’un père espagnol, est revenue en France à l’âge de 13 ans et s’est mariée à un Tchèque. Hélène, née d’un père suisse et d’une mère cambodgienne qui ont fui les Khmers Rouges, a rencontré en France son futur mari d’origine belge. Enfin William, Anglais de naissance avec des ascendances écossaises et espagnoles, a des frères et soeurs aux quatre coins de l’Europe, et a épousé une Belge.

Par la diversité de leur arbre généalogique, quelques-uns se considèrent comme des citoyens du monde. D’autres restent très attachés à leurs racines. D’autres encore déclarent avoir souffert, de la part des autochtones, d’un certain ostracisme qu’ils ont réussi à surmonter grâce à leur foi. Mais la plupart des convives se félicitent de vivre dans l’Allier, et le témoignage le plus optimiste vient de Carlos. Né au Portugal, venu en France avec ses parents à l’âge de 3 ans, il n’a pas rencontré de problème d’intégration. Ceci grâce à l’implication bénévole de ses parents et de lui-même. «La meilleure façon de s’intégrer, c’est d’aider les autres » concluait-il.

 

Claude Thouvenot
Article paru dans La Montagne