Témoignage d’Isabelle, en volontariat court en Egypte, avec l’Œuvre d’Orient

L’œuvre d’Orient propose à des jeunes de consacrer une partie de leurs vacances à un volontariat court au Moyen-Orient, pour mieux connaitre les chrétiens d’Orient. Voici le témoignage d’Isabelle, partie en Egypte. Un regard généreux chez cette étudiante en médecine, et beaucoup de lucidité sur ce qu’un tel volontariat apporte aux personnes sur le terrain… et à la personne du volontaire.

Témoignage d’Isabelle, en volontariat court en Egypte, avec l’Œuvre d’Orient

Isabelle (deuxième en partant de droite), en volontariat court en Egypte, avec l’Œuvre d’Orient.

Isabelle en 4ème année de médecine et volontaire avec l’Œuvre d’Orient a passé un mois dans une mission catholique copte en Egypte jusqu’au 10 juillet. Son travail ? Former les infirmières sur place. Elle nous raconte sa mission.

« Tout se passe bien au sein de la mission que je vis dans l’Egypte profonde. Le matin avec sœur Hélène qui traduit je donne des petits cours aux deux filles du dispensaire sur les différentes parties du corps humain : nous avons vu les os (fractures) le cerveau, le système urinaire, le cœur et l’appareil digestif. J’espère que ça leur servira par la suite et que tout cela leur permettra une meilleure compréhension du corps dans sa globalité. À chaque fois nous voyons les maladies associées (de manière simplifiée). Il est difficile pour moi de savoir si cela porte vraiment ses fruits, et si les filles retiendront réellement quelque chose de ces leçons.

L’après-midi il fait très chaud et sœur Hélène se repose, j’en ai profité pour me reposer également (j’ai accusé le coup du changement de température la semaine dernière…) et depuis vendredi je suis plus en forme et j’en profite pour écrire un petit rapport de mission qui servira, je l’espère pour les futurs volontaires !

Vers 17h je rejoins l’une des filles du dispensaire, seule pendant l’après-midi. Cela me permet de bien voir ce qu’elle fait, et de cerner un peu les besoins. Mais c’est difficile pour moi de me rendre compte, d’autant plus que je ne parle ni ne comprends les conversations. J’essaye tant bien que mal d’apprendre les mots de base pour avoir des petites conversations en arabe mais j’en suis très loin.

Hier après-midi j’étais avec le père Francis pour l’aider à préparer tout son sac de médicaments et de pansements pour le départ en camp des jeunes à Alexandrie.

Le soir nous rendons souvent visite à des familles avec les sœurs et puis nous dînons ensemble le plus souvent. Puis je rentre au centre, toujours accompagnée par sœur Salwa.

Ce week-end j’ai passé trois jours dans la paroisse du Père Botros. La journée je tenais compagnie au Père Estaphanouse et à partir de 16h30 les paroissiens commençaient à arriver et je m’occupais des enfants ou participais à la catéchèse.

Je suis très touchée par la gentillesse de chaque personne que j’ai pu croiser

J’ai pu donner une petite conférence et discuter avec une vingtaine de personnes sur les mentalités des chrétiens en France. Sœur Salwa traduisait en arabe. Tous étaient très intéressés et les questions posées étaient pertinentes, c’était un beau moment de partage.

Ici tout le monde m’a très bien accueillie et je suis très touchée par la gentillesse de chaque personne que j’ai pu croiser.

Au F…..,  la plupart des personnes parlaient anglais, cela m’a permis de beaucoup échanger avec les personnes, avec qui j’espère rester en contact. À la mission du village, je ressens plus la barrière de la langue et c’est plus difficile pour moi. Je comprends très peu de choses (même si de plus en plus) et cela nécessite beaucoup de concentration.

J’espère que mes leçons seront utiles aux deux filles du dispensaire dans l’avenir.

Isabelle

 

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